Coiffure Féminine Mots Croises

Coiffure Féminine Mots Croises – Coiffure Feminine Mots Croises

Faites le plein de culture en vous abonnant dès 1 € !

1001+ idées pour une coiffure vintage impressionnante

1001+ idées pour une coiffure vintage impressionnante

Sur le même thème

Parce qu’elle est une figure mythique du Paris nocturne et transgressif des années 70, parce qu’elle fut parmi les premières à oser changer de sexe, parce qu’elle est une chanteuse d’une sensualité rare, et qu’elle sort un nouvel album, nous avons rencontré Marie-France. Qui nous a fait quelques confidences.

Elle fut la reine des nuits parisiennes, l’incarnation absolue du glamour. Elle a mené des revues à L’Alcazar, chanté dans Barocco de Téchiné, joué au théâtre, enregistré plusieurs disques, et publié un livre en 2003, qui a fini de sceller sa légende : l’hyper féminine Marie-France y racontait comment, elle, née garçon à Oran dans les années d’après guerre, avait gagné son identité, en dépit de la rigidité d’une société française qui alors admettait mal qu’on ose questionner le genre. Aujourd’hui, elle publie un nouvel album, Tendre Assassine, et prépare un concert événementiel à Paris, le 7 décembre, au Silencio.

Votre précédent album, Marie France chante Jacques Duvall, date de 2016. Qu’avez-vous fait depuis ?
J’ai joué dans le spectacle de Thierry Mugler, les Mugler Follies, pendant un an et demi. Une belle expérience. Puis ma mère, très âgée, a eu des soucis de santé. Elle vit à Sète, et s’est retrouvée à l’hôpital toute seule. J’ai donc cessé mon engagement pour partir m’occuper d’elle. On dit de moi que je suis glamour… Cet épisode-là ne l’était pas. Toujours est-il que je suis tombée amoureuse de Sète et que chaque jour, je me remercie d’avoir quitté Paris pour vivre là-bas. De toute façon, cela faisait longtemps que les folles nuits parisiennes s’étaient éteintes !

Bref… Je vivais bien, dans le Sud, et j’avais presque décidé de tourner la page du spectacle. Seul un projet tombé du ciel aurait pu me faire changer d’avis, or c’est exactement ce qui s’est produit ! L’an dernier, au hasard d’un dîner, j’ai croisé le chanteur Léonard Lasry, que j’apprécie. Au moment des adieux, il m’a proposé de faire un album. Quinze jours après, il m’envoyait une première chanson, coécrite avec Élisa Point. Apparemment, ils rêvaient tous les deux de travailler avec moi. Le reste du disque est venu très vite.

Coiffure Longue Bob. Coiffure féminine, coupes de cheveux ...

Coiffure Longue Bob. Coiffure féminine, coupes de cheveux …

Depuis quarante ans, vous suscitez beaucoup de sympathie, voire de la fascination…
En général, soit on m’accepte et tout va bien, soit la pilule ne passe pas du tout. Je suis lucide : ceux qui m’apprécient m’aiment pour ce que je suis, et ce que je représente. Ma personne, mais aussi mon passé.

En l’occurence, il est très difficile de dissocier l’artiste que vous êtes de votre histoire personnelle, celle d’un jeune homme qui a décidé de devenir une femme, bien avant que la question du genre devienne centrale dans la société…
Et pourtant pendant des années, je me suis battue pour occulter cette partie de ma vie. Quand j’ai débuté dans le spectacle à la fin des années 60, meneuse de revue à l’Alcazar, on ne parlait pas facilement de ces choses-là. Personnellement, j’ai eu la grande chance de fréquenter d’emblée des milieux d’artistes et d’intellectuels, très progressistes. Mon côté hyper glamour plaisait, et seulement après, les gens apprenaient qui j’étais. Et là, en effet, je sentais que je fascinais. Mais je n’avais pas envie d’étaler mon histoire en dehors de ce cercle : j’ai très longtemps refusé d’aller sur les plateaux de télé ; je redoutais que mon cas soit débattu comme on lave du linge sale, et je savais parfaitement ce que les journalistes attendaient de moi… Que je parle de ma vie d’avant, ma vie de garçon, et de l’opération – alors que je n’ai jamais utilisé ce mot : pour moi, c’était une rectification.

Vous avez quand même fini par publier un livre, Elle était une fois, chez Denoël…
Parce que la vie passant, je me suis dit : « Tu as 50 ans, tu as suivi le chemin que tu voulais et qui n’était pas simple. Finalement, tu peux être fière de toi. » Les vieux complexes s’étaient estompés. Enfin. Quand j’entends aujourd’hui certains jeunes parler très librement de leur changement de sexe, je mesure le fossé entre leur génération et la mienne. Incroyable ! Si je m’étais sentie soutenue, cela m’aurait sauvée de beaucoup de choses. J’aurais peut-être même suivi les études de design ou d’architecture dont je rêvais adolescente. Pour cela au moins, j’aurais préféré grandir aujourd’hui.

Dans les années 70, vous ne sembliez pas complexée : vous faisiez partie des Gazolines, un groupe de travestis très assumés et très militants…
Non, je n’en faisais pas partie : les Gazolines avaient flashé sur moi, à tel point que j’étais devenue leur mascotte, c’est tout à fait différent ! C’était la bande des Maud Molyneux, Hélène Hazera, Guy Hocquenghem, des intellos qui s’exprimaient très bien. Et puis de voir des garçons joyeusement excentriques se mettre à genoux pour s’adresser à moi, je trouvais cela plutôt agréable ! C’était une période un peu folle, où j’ai brûlé la chandelle par les deux bouts. Je ne me suis assagie qu’à partir des années 80. En même temps, tout a changé, avec le sida, la crise, la musique techno qui a balayé ce qu’on écoutait. J’ai vu un monde disparaître.

Image Salle De Bain Feminine Beautes Ide Coiffure Féminine ...

Image Salle De Bain Feminine Beautes Ide Coiffure Féminine …

Et parfois, évoluer en mieux : il y a trente ans, on n’aurait jamais imaginé le mariage pour tous ! Est-ce que vous réalisez aussi que jusqu’à Mitterrand, la police arrêtait les transsexuels dans la rue et les mettait au poste pendant dix heures ? C’était cela l’ambiance. Très dur. J’y ai échappé car, moi, je ne fréquentais pas les clubs interlopes. J’allais dans des boîtes en vogue comme chez Régine ou Castel. Et dans la rue, je passais inaperçue. Reste que l’envers du décor était moins rose : quand je sortais de ces boîtes où tout le monde m’avait fêtée en me faisant le baisemain, je me retrouvais seule et je pleurais mon désespoir. Mais bon… J’ai vécu librement. Si c’était à refaire, j’éviterais juste quelques conneries – j’ai quand même fait plusieurs overdoses, je suis une miraculée.

Vous assumez désormais votre figure de pionnière ?
Il le faut. C’est mon histoire, et sans doute est-ce important, peut-être même politique, de la raconter. Dans les années 60, pour gagner ma liberté, je suis partie de chez mes parents et me suis installée à Paris. Imaginez un peu… Au bout de quelques mois, ma mère a décidé de venir me voir, sans se douter de rien. Elle m’a donné rendez-vous à Saint-Lazare. J’y suis allée avec mon chéri de l’époque – ma première histoire d’amour –, je portais un petit manteau blanc, un chapeau Claudine, j’étais toute mignonne. Pour la première fois, ma mère allait donc me voir en Marie-France… Mais j’ai soudain pris peur. « Je n’ai pas le courage, ai-je dit à mon amoureux. Vas-y, toi, explique-lui. J’attendrai dans le café d’en face. » J’ai attendu. Il est revenu, j’avais le cœur qui battait fort. « Elle est d’accord pour te voir. » Quelle émotion ! Maman pleurait. Je l’ai emmenée chez le coiffeur, je lui ai offert des cadeaux, elle est repartie rassurée de m’avoir vue, mais elle a caché la vérité à mon père… jusqu’à ce que, lui aussi, décide de venir me voir. Mon oncle l’a aidé à accepter. Ce fut un long parcours.

Vous êtes entrée dans la légende des nuits parisiennes avec votre numéro façon Marilyn Monroe. Sur votre nouveau disque, vous êtes toujours aussi sensuelle, mais vous rappelez plutôt la Jeanne Moreau qui chantait Rezvani…
Ah oui ? Tant mieux. J’aime ce genre de chansons, d’apparence classique, et qui dans le fond se révèlent assez subversives. Que l’album s’intitule Tendre Assassine veut tout dire !

Le discours féministe est de nouveau très audible depuis deux ans. Comment la femme que vous êtes le vit-elle ?
Moi, je pense que les hommes devraient aduler les femmes, et que les femmes devraient accepter les efforts que font les hommes pour les séduire. Bien sûr que les deux sexes doivent se respecter pareillement. Je le fais. Car après tout…, je suis la preuve vivante qu’un équilibre entre homme et femme peut exister !

Coiffure Pour Noire

Coiffure Pour Noire

A écouter

Tendre Assassine, de Marie-France, 29 Music/Kuroneko.

Elleiconia | Centre de beauté & d’art – Coiffure, esthétique …

Press Conference: Daniil Medvedev - Rogers Cup

Press Conference: Daniil Medvedev – Rogers Cup

Cheveux crépus, coupe afro, dreadlocks : ils se révoltent ...

Cheveux crépus, coupe afro, dreadlocks : ils se révoltent …

10 Coiffure Feminine En 10 Lettres Beau

10 Coiffure Feminine En 10 Lettres Beau

17 Coiffure Simple Féminine Mignon

17 Coiffure Simple Féminine Mignon

Ressource - CULTUREàVIE

Ressource – CULTUREàVIE

Other Collections of Coiffure Féminine Mots Croises

Coiffure Pour Noire17 Coiffure Simple Féminine MignonRessource   CULTUREàVIE10 Coiffure Feminine En 10 Lettres BeauCoiffure Longue Bob. Coiffure féminine, coupes de cheveux ...Image Salle De Bain Feminine Beautes Ide Coiffure Féminine ...1001+ idées pour une coiffure vintage impressionnantePress Conference: Daniil Medvedev   Rogers Cup