Modèle De Coiffure Pour Femme De 7 Ans

Modèle De Coiffure Pour Femme De 7 Ans – Modele De Coiffure Pour Femme De 50 Ans

Journaliste politique, elle a passé cinquante ans au plus près du pouvoir. Elle publie un livre-événement truffé d’anecdotes et écrit avec une liberté de ton qui lui ressemble.

Coiffure femme cheveux mi long 2019

Coiffure femme cheveux mi long 2019

C’étaient les Mémoires qu’on attendait. Dans « Souvenirs, souvenirs… », Catherine Nay, immense journaliste dans tous les sens du terme – 1,78 mètre -, raconte cinquante ans de vie politique, un travail de titan où se mêlent portraits des grands de ce monde, histoires désopilantes et secrets d’alcôve d’une époque enfuie. Son ton est d’une tendresse mordante, son style inimitable, un homme bien sous tous rapports est « un terrain constructible », un inoffensif « une violette sous la mousse ». On y découvre aussi l’itinéraire d’une jeune fille « trop grande pour Périgueux », la ville où elle a passé sa jeunesse, qui a voulu être indépendante et libre avant tout. De « L’Express » à Europe 1, la journaliste a tout vu, tout connu, y compris le grand amour, avec Albin Chalandon depuis plus de cinquante ans. Entretien d’une femme qui parle sans façon et vit avec panache.

ELLE. Tout commence de manière romanesque par une silhouette de femme entraperçue dans un train alors que vous êtes enfant…

Catherine Nay. Ce jour-là, je devais avoir 10-11 ans, je voyageais avec ma mère et trois de mes frères dans ces compartiments de première qui comportaient six fauteuils recouverts de velours avec un appui-tête en dentelle, c’était d’un luxe inouï qu’on n’imagine pas aujourd’hui. Mon père était ingénieur à la SNCF, on ne payait pas le train. Les jumeaux étaient très bruyants et remuants, je me disais : un jour je voyagerai seule ! Et puis, j’ai vu cette fille sortir du compartiment voisin venir fumer à la fenêtre du couloir, indifférente au va-et-vient des voyageurs. Je l’admirais. Elle avait l’air de maîtriser sa vie. Je percevais son contentement paisible, un bien-être. Elle était libre ! J’ignore pourquoi, d’emblée, je me suis dit : elle est journaliste et moi aussi je veux être journaliste.

ELLE. Ainsi naît votre vocation ?

Catherine Nay. Évidemment, pour faire plus sérieux je pourrais raconter que ma grand-mère était féministe, qu’elle m’avait parlé de Louise Weiss, qu’elle était allée écouter à Tours, et aussi d’Alexandra David-Néel, « des femmes capables », disait-elle. Mais non, en réalité, c’est bien l’inconnue du train qui a suscité mon envie de faire ce métier.

ELLE. Votre grand-mère et votre mère vous transmettent une aspiration à la liberté, exceptionnelle pour l’endroit et l’époque, tout en vous mettant en garde.

Catherine Nay. Pour ma mère, le comble du malheur dans une famille c’était d’avoir une fille enceinte sans être mariée. Il y a deux choses que tu dois éviter, disait – elle : « Back Street », roman que j’avais lu qui sous-entendait qu’une femme ne doit pas dépendre économiquement d’un homme marié, et « Le Puits de solitude », livre que j’ai trouvé vingt ans plus tard chez une amie en Corse. Un formidable roman anglais publié en 1928 : l’histoire d’une jeune fille de la bonne société qui découvre son attirance pour les femmes et qui est bannie par sa famille. Pour ma mère, l’homosexualité n’était pas une déviance, mais la sûreté d’être malheureuse dans la vie. À Périgueux, dans notre bande d’amis, il y avait des garçons qui ne flirtaient pas avec les filles et des filles qui n’avaient pas de copains. Mais on ne se posait pas de questions sur leur orientation sexuelle. C’était comme ça et ça allait avec le reste. On habitait une ville monocolore, catholique. Dans mon quartier, tout le monde avait plus ou moins le même standing de vie. Il n’y avait pas de mendiants dans les rues, il y avait du travail. Oui, c’était comme ça.

ELLE. Mais votre aspiration n’est pas de reproduire le même modèle. Lorsque vous priez la Sainte Vierge, vous lui demandez non pas un mari mais de connaître la passion !

Catherine Nay. En pèlerinage à Lourdes, j’ai demandé à la Sainte Vierge : « Je voudrais aimer un homme. » Je ne voulais pas avoir la vie de ma mère. Avant de penser au mariage, j’avais d’abord envie de travailler pour être indépendante. Je crois que ma presque phobie du mariage vient de ma communion solennelle. Je dépassais de deux têtes mes petites camarades et, à la sortie de la cathédrale, des gens criaient : « Vive la mariée ! » J’avais pris ça pour une insulte. Et puis, pour moi, se marier c’était avant tout pour avoir des enfants. Je me suis beaucoup occupée de mes frères jumeaux quand ils étaient petits. Je les adorais, ils étaient exceptionnels. La mort de Pierre, à 23 ans, nous a tous assommés. Une douleur immense, jamais éteinte, qui a sûrement été un frein à mon désir d’être mère. Demeure en moi cette peur de la perte, ça je ne l’aurais pas supporté à nouveau. Et puis un enfant doit être une réponse à un désir d’être père de l’homme que l’on aime. Je voyais bien qu’Albin, qui avait déjà trois fils, n’avait pas de vocation à avoir une famille nombreuse. Or le plus beau cadeau qu’un homme puisse faire à une femme, c’est de s’occuper de leurs enfants. Voilà, j’ai renoncé bien que j’adore les enfants. Et si je suis honnête avec moi-même, peut-être aussi parce que je suis pessimiste sur l’avenir, ce choix, je ne le regrette pas.

ELLE. Vous étiez « trop grande pour Périgueux », qu’entendez-vous par là ?

Catherine Nay. Mesurer 1,78 mètre dès l’âge de 15 ans, j’étais toujours la plus grande partout. Les garçons m’interpellaient : « Il fait chaud là-haut ? » Je dois reconnaître avoir connu avec eux une série de bides… Mais j’avais beaucoup de copains parce que j’étais gaie, de bonne humeur. De toute façon, je n’envisageais pas une seconde de rester à Périgueux. Et mes parents ont été formidables, ils m’ont laissée partir à Paris. Je crois justement que, grâce à ma taille, ils avaient pour moi un préjugé de maturité. Ils me faisaient confiance. Si j’avais mesuré 1,50 mètre, je ne suis pas sûre qu’ils m’auraient laissée partir aussi facilement.

Coupe De Cheveux Pour Enfant Inspirational Modele De ...

Coupe De Cheveux Pour Enfant Inspirational Modele De …

Catherine Nay avec Georges Pompidou, dans une brasserie de Strasbourg, en 1969, l’année de son élection. © Collection de l’auteur

ELLE. À Paris, vous rencontrez des hommes très différents, très séduisants et très infidèles, ce qui n’avait pas l’air d’avoir d’importance, non ?

Catherine Nay. Dans cette génération d’hommes politiques, et cela vaut autant pour les gaullistes que pour Mitterrand et bien d’autres, mon amie Colette, qui connaissait la vie, me disait : « Tous ont fait la guerre, ils n’ont pas eu de jeunesse, donc ils se lâchent avec un effet retard comme de grands adolescents. Il faut leur pardonner. » Ils avaient connu des années de privations de toutes sortes avec la peur de mourir aussi. Mais pour moi, c’étaient surtout des hommes qu’on n’avait pas peur d’admirer. Aujourd’hui, il faut tout critiquer… Moi, je voulais faire ce métier pour raconter leurs parcours romanesques.

ELLE. À propos d’admiration, vous entrez à « L’Express » comme stagiaire, où vous rencontrez le couple Giroud-Servan-Schreiber dont vous faites un portrait extraordinaire.

Catherine Nay. Mais parce qu’ils l’étaient, tous les deux ! Françoise, pour moi, était le summum du professionnalisme. J’ai appris le métier avec elle. Jean-Jacques était génial, et fou aussi. Et dans la vie amoureuse « une bête à chagrin » comme aurait dit ma grand-mère. Dans son livre posthume, « Histoire d’une femme libre », Françoise raconte que, enceinte de lui, elle l’avait prévenu : « J’attends un enfant. » Il lui avait répondu : « Faites ce que vous voulez. » Et il ne lui en avait plus reparlé. Elle avait compris et donc avorté. C’est terrible. Lorsqu’il a épousé Sabine de Fouquières pour avoir des enfants, Françoise a voulu se suicider. Mais Jean-Jacques a été aussi terrible avec la mère de ses quatre fils, pour moi une sainte. En réalité, il n’aimait qu’une femme : sa mère.

ELLE. Vous corrigez une légende, c’est Jean-Jacques Servan-Schreiber et non Françoise Giroud qui vous donne votre chance ?

Catherine Nay. Jean-Jacques a toujours aimé travailler avec les femmes. Il leur faisait spontanément confiance : la preuve, il s’est associé à Françoise pour créer « L’Express ». Tandis que Françoise regardait toujours les femmes comme des rivales potentielles. Il faut dire que Jean-Jacques emballait pas mal à « L’Express » où certaines l’appelaient « le cocominute » ! Mais pour le travail, il jugeait qu’elles étaient plus fines que les hommes pour comprendre les ressorts humains. Qu’elles étaient plus courageuses aussi. Hasard incroyable, lorsqu’il m’a reçue pour m’engager, il m’a lancé : « À droite, il n’y a que deux types intéressants, Chalandon et Giscard ! » Un constat et non une injonction. Ma première rencontre avec Albin, lors d’un congrès UDR, ne m’avait pas marquée. Je venais de lire « Les Horreurs de l’amour », de Jean Dutourd. Un pavé de 700 pages qui raconte la liaison d’un député marié, de 50 ans, avec une secrétaire de 25. Histoire qui se termine mal puisque l’amant tue sa maîtresse. Albin avait 47 ans, moi 22, il était marié. Je ne le calculais pas, comme on dit aujourd’hui. Je n’imaginais pas une seconde qu’il serait l’homme de ma vie.

ELLE. Ce n’était pas douloureux tout de même comme situation ?

Catherine Nay. Non. Albin partait le samedi soir passer le dimanche en famille. Moi ça m’allait très bien qu’il s’en aille, pour respirer un peu, déjeuner avec mes amies, aller aux puces… Il m’arrivait de geindre. Il me rétorquait : « Tu n’as qu’à écrire un livre. » Ce qui était un bon conseil. Et puis, un jour, lassée de son infidélité, son épouse l’a mis à la porte. Il est venu vivre chez moi. Pendant quelques mois, pour ses enfants et pour la gouvernante, il habitait au ministère pour sauver les apparences. Il continuait donc à faire laver ses chemises chez lui. Ma femme de ménage s’étonnait : « C’est bizarre, je lave les caleçons et les chaussettes de Monsieur mais pas ses chemises ! » Un matin, j’ai explosé lorsque je l’ai vu partir avec sa chemise de la veille roulée en boule sous sa veste. J’y ai vu l’expression d’une lâcheté bien masculine et j’ai jeté toutes ses chemises par la fenêtre ! Pendant six jours je n’ai plus eu de nouvelles. J’avais l’âme en miettes. Quand il est revenu, il m’a dit : « Un homme est toujours terrorisé par une femme, en général la sienne, et s’il y a une femme de chambre, ça fait deux. » C’était Albin, ça.

Catherine Nay avec Albin Chalandon, l’amour de sa vie. © Collection de l’auteur

ELLE. Vous racontez avec beaucoup de malice la libération sexuelle, notamment le succès d’un certain livre…

Coupe De Cheveux Pour Visage Rond Femme 7 Ans Unique ...

Coupe De Cheveux Pour Visage Rond Femme 7 Ans Unique …

Catherine Nay. « Les Cinquante Positions pour faire l’amour ». Tout le monde l’achetait. Moi aussi. Mais il fallait être une grande gymnaste pour les mettre toutes en pratique ! C’était une période légère qu’on n’imagine plus aujourd’hui. L’après-Mai 68, l’après-vote de la pilule et avant le sida. Les députés vous draguaient, c’est vrai, certains pouvaient être très lourds, mais des deux côtés c’était un jeu. On le vivait comme ça. Les ministres vous parlaient de leur vie très privée. Ainsi Edgar Faure : « Ma chère Catherine, ma femme Lucie est tellement jalouse, je ne peux plus inviter mes amies au restaurant, je vais chez elles, je les honore et ça me fatigue beaucoup ! » Et on en riait.

ELLE. Vous écrivez que la loi Neuwirth autorisant la pilule a été plus mal vécue par les hommes que la loi sur l’avortement, pourquoi ?

Catherine Nay. Parce que pour les femmes, le droit de prendre la pilule, c’était la maîtrise de leur fécondité. Un enfant quand je le veux, moi. Avec pour corollaire le droit de prendre un amant, c’est ce qui faisait peur aux hommes. On sentait les députés très mal à l’aise, ce qui a fait dire à l’un d’eux pendant les débats : « Quand l’homme ne prendra plus de risque à labourer le champ de Vénus, il n’y prendra plus de plaisir. » C’est vous dire le machisme. Jusqu’ici, pour l’homme c’était un peu le jeu de la roulette russe mais c’était eux qui tenaient le pistolet. La loi venait de les en priver. De cela, nous en avions beaucoup parlé avec Simone Veil.

ELLE. Que vous aimiez beaucoup, semble-t-il ?

Catherine Nay. Oui, autant que je la craignais car elle avait un caractère vraiment difficile. J’en avais un peu peur parfois. Elle me disait : « Quand on me demande quelque chose, je commence toujours par dire non. » Ce qui n’était pas une invite à la solliciter. Mais on pouvait beaucoup rire avec elle. Et puis elle avait ce beau visage ferme et plein, ce regard vert qui vous fixait à la manière des chats, sans vous voir. Moi je pensais justement à toutes ces horreurs qu’elle avait vues, et ce à quoi elle avait survécu. On ne pouvait pas lui en vouloir.

ELLE. Vous êtes une portraitiste hors pair, de Gaulle, Pompidou ont vos faveurs, Giscard et Mitterrand un peu moins…

Catherine Nay. Pour moi, Giscard était un homme suprêmement intelligent, mais il ne m’a jamais séduite parce que trop égotiste et, à mes yeux, un peu ridicule avec ses obsessions nobiliaires, ce besoin de se prendre pour un fils de duc et pair. Contrairement à Mitterrand qui, lui, voulait faire croire qu’il était fils de cheminot… pour plaire à la gauche. Et tous deux étaient d’une pingrerie de légende.

Catherine Nay avec François Mitterrand, invité d’Europe 1, en mars 1988. © Gilles Bassignac/Gamma Rapho via Getty Images

ELLE. Vous racontez aussi les femmes des politiques, Bernadette Chirac, que vous aimez bien, non ?

Catherine Nay. Oui, car elle pouvait être très drôle. Je me souviens d’un déjeuner à quatre, avec les Chirac et Albin, pendant lequel elle avait été insupportable, elle coupait la parole tout le temps : « Jacques, vous savez, les élections vont peut-être être gagnées, mais je ne serai plus avec vous… », « Jacques, je ne rendrai pas la bague… » Puis je suis restée en tête à tête avec elle et elle s’est plainte : « Jacques me trompe ! » Je lui ai répondu : « Écoutez Bernadette, prenez un amant, ça donne bonne mine ! » J’imaginais qu’elle allait me flinguer, pas du tout, son visage s’est éclairé : « Il y a un homme qui me plairait, c’est Francis Bouygues, il ressemble à Pompidou. » Question : avait-elle fantasmé sur l’ancien président ? Quelques semaines plus tard, rencontrant Monique Bouygues à un dîner, je lui avais dit : « Vous savez que Bernadette trouve votre mari très séduisant ? » Pour finir l’histoire, je croise Bernadette chez le coiffeur qui s’étonne : « J’ai vu Mme Bouygues, je ne sais pas pourquoi, elle a été très désagréable. »

« Le pouvoir va de pair avec un excès de testostérone mais nous avons peut-être changé d’époque. »

Modele Coiffure Courte Femme 50 Ans

Modele Coiffure Courte Femme 50 Ans

ELLE. Vous corroborez la légende selon laquelle les hommes politiques ont un grand appétit de femmes…

Catherine Nay. Je pense que le pouvoir va souvent de pair avec un excès de testostérone, voilà.

ELLE. Est-ce toujours le cas aujourd’hui ?

Catherine Nay. Nous avons changé d’époque peut-être.

ELLE. Qu’avez-vous pensé de l’immense ferveur populaire à la mort de Jacques Chirac ?

Catherine Nay. Je l’ai perçue comme les adieux à un modèle qui n’existera plus jamais. D’abord par la durée. Aujourd’hui, avec le non-cumul des mandats et le quinquennat, la tyrannie de la transparence, les réseaux sociaux, les chaînes d’info en continu, plus aucun homme politique ne pourra s’installer dans la durée, donc dans l’histoire. Et puis Chirac était un homme chaleureux qui aimait les gens, cherchait à leur rendre service. Il ouvrait ses bras, il était généreux, on riait avec lui.

ELLE. En quittant Périgueux, vous dites « Je n’ai peur de rien, sauf des araignées », est-ce toujours le cas ?

Catherine Nay. Je crains toujours les araignées aujourd’hui ! Arrivée à mon âge, je n’ai plus peur de rien… Sauf de la disparition de ceux que j’aime.

« Souvenirs, souvenirs… », de Catherine Nay (éd. Robert Laffont). En librairie le 7 novembre.

Cet article a été publié dans le magazine ELLE du 31 octobre 2019. Abonnez-vous

EN IMAGES

EN IMAGES

Coiffure homme metisse

Coiffure homme metisse

Download 7 Coupe De Cheveux Pour Visage Rond Femme 7 Ans ...

Download 7 Coupe De Cheveux Pour Visage Rond Femme 7 Ans …

Other Collections of Modèle De Coiffure Pour Femme De 7 Ans

EN IMAGESCoiffure femme cheveux mi long 2019Coiffure homme metisseDownload 7 Coupe De Cheveux Pour Visage Rond Femme 7 Ans ...Coupe De Cheveux Pour Visage Rond Femme 7 Ans Unique ...Modele Coiffure Courte Femme 50 AnsCoupe De Cheveux Pour Enfant Inspirational Modele De ...