Salon De Coiffure Centre Commercial La Vache Noire

Salon De Coiffure Centre Commercial La Vache Noire – Salon De Coiffure Centre Commercial La Vache Noire

Sur le cliché en noir et blanc, Charles Ferdinand-Dreyfus, le fondateur de la ferme d’apprentissage, se tient droit, légèrement à l’écart du groupe. À sa gauche, une femme, certainement la cuisinière, une dizaine d’enfants et deux vaches entourent un tracteur.

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« Cette photo doit dater de 1925 », estime Claude Faucheux, secrétaire de l’amicale des anciens et amis de la ferme d’apprentissage agricole de Bel-Air, qui organise ce dimanche une fête pour le centenaire de ce lieu, à Fontenay-les-Briis. « Vous voyez les pavés et le corps de ferme sont d’origine », assure ce retraité, en montrant la cour et la vaste bâtisse qui abrite désormais un restaurant, situées le long de la rue Charles Ferdinand-Dreyfus. « Elle a été baptisée comme ça en hommage à cet homme », poursuit cet ancien cadre dans l’aéronautique.

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Il y a tout juste 100 ans, Charles Ferdinand-Dreyfus créait l’une des toutes premières fermes d’apprentissage de France. Pour retracer cette histoire, il faut remonter encore un peu plus loin dans le temps, en 1905. Cette année-là, le père de Charles, Ferdinand Ferdinand-Dreyfus, sénateur de Seine-et-Oise – qui avait accolé son prénom à son nom de famille pour ne pas être associé à l’affaire Dreyfus – achète le domaine de Soucy, qui comprend sur une centaine d’hectares un château, une ferme, des dépendances et des terres.

En 1914, Charles a 26 ans et un doctorat de droit en poche, quand il est appelé pour aller servir la France. « Mais il n’a pas eu de chance, raconte Claude Faucheux, arbre généalogique à l’appui. Trois semaines après sa mobilisation, il est blessé puis fait prisonnier par les Allemands jusqu’à la fin de la guerre. » Il ne rentre d’Allemagne qu’en décembre 1918. Entre-temps, le sort s’est acharné sur le jeune soldat qui a perdu ses deux parents et qui a été quitté par sa femme. « Il avait besoin de donner un sens à sa vie, analyse Claude Faucheux. Et il savait qu’il allait hériter de ce domaine. » C’est finalement du hasard d’une rencontre que naîtra l’idée de cette ferme d’apprentissage. En prison, Charles se lie d’amitié avec Paul Marsais, un ingénieur agronome. « À la fin de la guerre, il y avait beaucoup d’orphelins, reprend le secrétaire de l’amicale. Et il y avait aussi besoin de nourrir la population. »

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En 1919, la ferme de Bel-Air est née. Jusqu’en 1958, environ 350 enfants âgés de 13 ans ou plus y sont accueillis et formés entièrement gratuitement. Tous sont pupilles de la Nation ou issus de milieux défavorisés. La vente des produits de la ferme, des dons et la fortune personnelle de « cet homme simple » permettent de nourrir et de loger les enfants dans les dortoirs de la ferme. « Charles les appelait “ses fils”, rapporte encore le retraité. Il a tout donné pour eux. » « Je me souviens des anciens de la ferme qui venaient manger chaque année ici en son souvenir, raconte Yves Noël, entré comme stagiaire à la ferme transformée en centre de formation pour adultes (CFA) en 1974 puis embauché comme moniteur. Ils avaient tous une grande affection pour lui. » C’est une autre guerre qui scellera définitivement le destin de celui qui a également été maire de la commune. En 1942, il est convoqué à Paris, puis envoyé à Drancy, à Pithiviers et déporté à Auschwitz, où il est tué quelques jours plus tard.

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Un ancien élève, qui l’assistait dans la gestion de la ferme, reprend sa direction jusqu’en 1958. La ferme pédagogique est contrainte de fermer cette année-là pour des raisons économiques. La chambre d’agriculture reprend alors le site, qui reste propriété de la fondation Charles Ferdinand-Dreyfus et la transforme en centre de formation pour adultes. De 1990 à 2004, la ferme devient un lieu de formation en cuisine, hôtellerie, restauration, ventes, espaces verts… Les élèves ont depuis laissé la place à des commerçants. Salon de coiffure, restaurant, boulangerie, primeur occupent les différents bâtiments. Mais l’histoire de Charles et de « ses fils » imprègne, elle, toujours les lieux.

Ce dimanche, fête du centenaire de la ferme d’apprentissage de Bel-Air, au domaine de Soucy, de 10 heures à 18 heures.

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